La peintre et écrivaine britannique Lynette Yiadom-Boakye a une immense capacité à faire exploser l’imagination de quiconque envisage son travail. Ses peintures, mettant toujours en vedette des Noirs, capturent des scènes d’une temporalité contondante.

L’ambiguïté et le trait éthéré de l’artiste conduisent à l’identification et à l’empathie. Son travail est capable de vous faire plonger dans chacun de ses traits sombres.

Née en 1977 et fille de deux infirmières ghanéennes établies à Londres, Yiadom-Boakye a commencé à combiner la peinture avec d’autres œuvres, jusqu’à ce qu’elle remporte en 2006 le Arts Foundation Award. C’est alors qu’il se consacre entièrement à sa facette artistique, jusqu’à ce qu’il s’établisse comme l’un des artistes les plus importants de sa génération.

Elle a exposé ses personnages fictifs dans des galeries d’art du monde entier, le Yale Center for British Art étant l’un des exemples les plus récents. Ses portraits, apparemment dépersonnalisés et fixés sur une toile étrangère à la réalité, se prêtent à toutes sortes d’interprétations, un langage universel qui suggère une intemporalité de brouillon facile.

Du 19 mai 2020 au 31 août à Tata Britain à Londres et le 25 septembre 2020 et jusqu’au 31 janvier 2021, le Musée Guggenheim de Bilbao accueillera une exposition avec 80 des œuvres de ce peintre. Une tournée complète de sa carrière artistique où il sera possible de les apprécier et de les réaliser sur ses personnages fictifs suggestifs.

ABONNEMENT A MEIK MAGAZINE

Lynette Yiadom-Boakye, No Need of Speech, 2018

Lynette Yiadom-Boakye, Condor and the Mole, 2011

Lynette Yiadom-Boakye’s A Culmination, 2016